Suicide collectif

Pour pas mal de gens, enfin surtout pour ceux qui vivent de boulots bidons/irrationnels, la foi en l'état providence prime et obère la rationalité.
Chaque échec avéré de l'état entre immédiatement dans un grand angle mort/tabou. Une sorte de broyeur/trou noir.
Et le sujet va immédiatement se refocaliser sur la promesse étatique suivante : eg remplacer Amazon avec mieux, ou n'importe quelle autre ânerie.

L'essentiel est de ne pas cesser la production de mirages pour les demandeurs. La qualité des mirages est en fait secondaire, c'est en fait la demande qui compte, et elle n'est pas exigeante. Elle veut juste des mots rassurants, elle n'ira pas gratter plus loin que le vernis, car non seulement le vernis lui suffit, mais elle craint plus que tout de le briser.

On repense aux mots de Russell : "La plupart des gens préféreraient mourir que de réfléchir. C'est ce qu'ils font d'ailleurs."

Beaucoup de gens sont tout à fait prêts à se contenter d'apparences, pourvu qu'elles ne touchent pas à aux croyances préconçues qui forment de fait leur "socle intellectuel" (grand mot pour la bouillasse socialiste injectée dans les têtes pendant l'enfance par l'"éducation" nationale) et leur personnalité.
Ces croyances enfantines/bisounoursesques sont un capital sacré individuel (et aussi mythe collectif). Et on préfère litéralement mourir que de remettre en cause ce trésor.

Jusque là, ces gens là (et leurs bergers) emmenaient le pays dans un suicide lent et paisible.
En 2020 la cadence s'accélère.
Face à une rude offensive du réel, il convient, logiquement, de s'enfoncer encore plus fort dans les illusions.

ama, pour ceux qui ne veulent pas voir leurs libertés continuer à se faire raboter, réfléchir ne va pas suffire. Ni même publier les réflexions.
Face à une accélération des attaques sur la liberté, il va falloir aussi passer la vitesse supérieure.

Vincent Andrès
16/04/2020

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