Puigdemont avertit l'Espagne qu'elle a perdu judiciairement en Europe et qu'il est temps de négocier

La troisième tentative d'extradition de Lluís Puig par l'Espagne s'est soldée par une impasse il y a dix jours, lorsqu'elle a été annulée par un tribunal belge.

17 août 2020, par vilaweb.cat

Le président catalan Carles Puigdemont et ses ministres destitués Toni Comín, Lluís Puig et Clara Ponsatí avertissent dans un article publié dans La Vanguardia que l'Espagne a perdu judiciairement en Europe et que la décision de la justice belge de refuser l'extradition de Puig en ne considérant pas la Cour suprême espagnole compétente pour juger l'affaire a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Les membres du gouvernement catalan qui se sont exilés à l'automne 2017 expliquent que s'ils l'ont fait, c'est pour pouvoir défendre leurs droits avec "la garantie d'impartialité, d'indépendance et de justice que nous savions que nous n'aurions pas trouvée en Espagne". Selon eux, toutes les preuves accumulées jusqu'à présent ont confirmé qu'en Europe, ils ont eu la possibilité de défendre leurs droits et qu'en Espagne, cela aurait été impossible.

La troisième tentative espagnole d'extradition du leader indépendantiste catalan Lluís Puig s'est soldée par une impasse il y a dix jours, lorsqu'elle a été annulée par un tribunal belge. Selon le tribunal belge, la Cour suprême espagnole n'a pas le pouvoir d'ordonner l'extradition de Puig. Le ministère public belge a annoncé qu'il faisait appel de la décision de la cour. Lluís Puig, qui s'est installé à Bruxelles en novembre 2017 suite à l'opposition de l'Espagne au mouvement d'indépendance, estime que la décision du tribunal belge prouve que "la Cour suprême n'avait pas le pouvoir de juger les organisateurs du référendum".

L'ancien président catalan Carles Puigdemont, également en Belgique, a rapidement réagi à la nouvelle concernant l'homme qui était le ministre de la culture de son cabinet : "Nous avons dénoncé cela depuis le début et le groupe de travail des Nations unies sur les droits de l'homme l'a dit aussi. Aujourd'hui, la justice belge confirme la même chose : la Cour suprême n'a pas le pouvoir de nous poursuivre et de nous juger. Les droits fondamentaux ne sont pas respectés dans le Royaume d'Espagne".

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Article original publié le 17 août 2020 sur vilaweb.cat, sous licence CC by-nc-nd

Traduction : Vincent Andres, avec DeepL.com.


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